Éliane est née en 1945 au Puy-en-Velay (43). Fille d’un papa musicien, elle commence ses premiers dessins dans le café restaurant épicerie que tiennent ses parents et son oncle à Polignac (43). 

Rapidement, elle commence à travailler au Puy-en-Velay, puis à St-Etienne où elle rencontre son mari Robert. Attirée par les métiers manuels, elle s’oriente dans la métallurgie comme câbleuse chez Schlumberger dans les années 68. Elle donne naissance à Pascale sa première fille. Parallèlement durant son temps libre, elle peint et commence ses premières expositions au sein de l’entreprise. Son parcours professionnel sera parsemé de pauses pour élever Stéphanie, sa seconde fille, d’intérim, de postes près de Paris, puis sur Lyon. A 55 ans elle part en retraite et rentre de plein pied dans sa véritable passion : la peinture et la sculpture.

Un apprentissage fait de rencontres

Elle installe son atelier dans la chambre de sa seconde fille, partie vivre sur Lyon et commence à peindre ses portraits, et s’initie à la sculpture. Afin d’améliorer sa technique, elle fait des stages de peinture et de sculpture et rencontre ses maîtres : le portraitiste, Christoff Debusschere, le plasticien, Max Laigneau près de Grenoble, Claude Nicaud en Lozère et Frank Brunet tous les deux sculpteurs.

Elle apprend également le pastel à la société des pastellistes de France près de Limoges.
A la même époque, elle participe aux ateliers de peinture de Mme Morgat Petit, à l’atelier de l’esplanade de St Etienne pour la sculpture et de ARTE DIEM de St-Chamond pour la céramique. Comme beaucoup, elle commence dans la peinture avec de la reproduction en guise d’entraînement, puis s’applique à reproduire des photos qu’elle prend au cours de ses voyages.

Mais désormais ses toiles et ses peintures sont le fruit de sa pure créativité, preuve de sa maturité. Elle assiste, par exemple, à des concerts à St Victor et réalise en même temps une toile illustrant les musiciens en pleine action.

Eliane peint pour s’évader, pour assouvir sa soif de créativité. Elle exprime sur ses toiles sa passion du Jazz, de l’architecture, des paysages de Provence et de ses différents voyages aux Etats-Unis (Nouvelle-Orléans, New-York, etc…).

La création, une histoire de tempo…

Cette artiste est ambivalente, tantôt elle aura besoin d’un rythme soutenu car lorsque l’inspiration la gagne, il faut qu’elle l’exprime le plus rapidement possible avec ses mains ou au bout de son pinceau. C’est d’être dans un état d’urgence qui lui apporte la spontanéité et la fraicheur désirées. D’autres fois, elle passera des heures à faire des traits et des perspectives lors de la réalisation d’une toile de New York, comme une architecte, elle construit son paysage urbain avec délicatesse.

Ses périodes sont nombreuses : portraits, paysages urbains, la provence avec ses couleurs vives et ses cyprès se dressant vers le ciel avec fierté. Au niveau de la sculpture, ce sont des bustes, des silhouettes et des têtes africaines aux couleurs et expressions multiples.
Et demain, qu’elle sera sa source d’inspiration ?
Elle ne sait pas encore, peut-être à la sortie d’un rêve, d’un retour de voyage ou d’un morceau méconnu de Miles Davis…

JC Delanier

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